Les enfants et les ados face aux écrans

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En pleine polémique sur l’installation des nouvelles antennes destinées à la 5G, les liens entre les technologies de l’information et de la communication et la santé sont des préoccupations qui occupent de nombreux parents et professionnels de l’éducation. Parmi les nombreuses sources d’information, il est parfois difficile de démêler le vrai du faux. Le centre ICT-VS vous propose donc les conclusions de ses différentes recherches.

But : promouvoir un usage responsable des écrans.

La lumière bleue comme dérégulateur de sommeil.

La lumière bleue que diffusent les écrans LED a un impact sur la production de mélatonine, hormone qui aide notamment à réguler le sommeil. La mélatonine est sécrétée dès que le corps perçoit une biasse de luminosité du jour. Dès 2 heures de consultation quotidienne, et même si celles-ci ne sont pas consécutives, des effets peuvent être observés. Le taux de mélatonine diminue significativement et peut conduire à troubles du sommeil.

Les écrans qui sont situés à plus d’1.5 mètre des yeux ne posent pas de problème : la télévision et les tableaux interactifs ne sont donc pas directement concernés. Ici, on parle bien des smartphones, des tablettes et des consoles portables.

Aujourd’hui, la majorité des smartphones et tablettes disposent de filtres intégrés, qu’il suffit d’activer. Des filtres anti-lumière bleue pour ordinateurs, gratuits et efficaces, sont disponibles en ligne.

Un écran plus petit fatigue les yeux... mais pas que...

La miniaturisation des écrans et leur consultation de plus en plus fréquente entraînent une fatigue oculaire importante. Celle-ci peut causer, à terme, des problèmes de myopie, ou en tout cas d’aplatissement de la forme de l’oeil. Ce phénomène s'observe dans toutes les régions du globe, à tel point que l'OMS a décrété qu'il s'agissait d'un problème de santé mondial.

Pour éviter de garder un oeil déformé par l'effort d'adaptation (et donc produire de la myopie), il suffit de faire une pause écran toutes les 20 minutes en regardant au loin, puis à nouveau plus près. Ceci tend à redonner de l’élasticité à l’œil. Pour lutter contre la sécheresse des yeux, il est utile d’utiliser des gouttes hydratantes de type colyre. Si la myopie est considérée comme une épidémie dans certains pays asiatiques, des études ont montré que l’exposition prolongée aux écrans entraîne, certes, une fatigue et une crispation des muscles oculaires, mais un autre facteur rentre en jeu. On considère également que la lumière artificielle influence aussi la fatigue et la forme de l’œil. Le fait de rester de longtemps exposé à la lumière du jour peut prévenir de ces problèmes.

La question des ondes.

Les ondes dégagées par les téléphones portables sont plus ou moins fortes en fonction des modèles. Le rayonnement proche du cerveau est déjà élevé lorsque le smartphone est utilisé normalement. Et les cerveaux des enfants sont plus sensibles aux expositions que ceux des adultes. Pour préserver le cerveau des ondes, il faudrait privilégier les kits mains-libres autant que possible. La nuit, il est également important d’éviter de garder le téléphone dans la chambre à coucher. Il ne devrait en tout cas pas être à proximité de la tête de l’enfant. S’il devait servir de réveil, il est indispensable de le mettre en mode avion. En effet, même sans connexion Internet, le téléphone continue à envoyer des signaux pour se connecter aux antennes et bombarde d’onde ce qui se trouve sur son passage.

Le WIFI à l’école.

Les réseaux WIFI installés dans les établissements scolaires respectent les normes de la Confédération et ne représentent pas de danger. Le rayonnement est nettement moindre par

rapport à celui d’un smartphone. Par mesure de précaution, il suffit de garantir une distance de minimum 1m entre la borne et l’utilisateur et d’opter pour des WiFi dits intelligents, qui ne distribuent des ondes que lorsque cela est nécessaire pour les utilisateurs.

Quelles bonnes pratiques adopter ?

Comme souvent, interdire n’est pas une solution.

Au niveau de l’école, une règlementation stricte sur l’utilisation de téléphone portable à des fins privées est nécessaire. Au-delà de cela, l’école peut mettre à disposition des parents une explication de sa politique de connexion et de ses installations techniques afin de montrer qu’elle respecter les normes en vigueur.

A la maison, il est important d’éduquer les enfants et les adolescents aux bons usages numériques et, mieux encore, de leur montrer l’exemple. Une exposition trop longue aux écrans ou aux ondes émises par les smartphones peut avoir un effet sur le développement de l’enfant. L’installation d’un WIFI « intelligent » qui s’éteint la nuit ou la mise en place de règles sur l’utilisation des smartphones dans sa chambre ou dans des moments en commun (par exemple repas) sont des possibilités. De plus, et ceci est très simple, l’achat ou le recyclage d’un vieux réveil n’est pas impossible.

Dans tous les cas, le dialogue est nécessaire et la réflexion sur ses propres pratiques est essentielle afin d’encourager une éducation sûre.


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